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ACTIVITES : PETITION CLÔTUREE


CLÔTUREE L.F.A.S. (Low Frequency Active Sonar)

Le chant des baleines et l'écholocation

Il est important de savoir que les baleines sont capables de produire des sons graves que l'homme peut percevoir: on parle du chant des baleines. Il est parfois possible de les entendre à des kilomètres à la ronde.
Les cétacés produisent aussi des sons de très haute fréquence appelés ultrasons, que notre oreille ne peut pas percevoir.
On peut dire que la baleine voit en écoutant; comme la chauve-souris, la baleine envoie des ultrasons qui, lorsqu'ils rencontrent un obstacle, rebondissent et reviennent vers l'animal comme un boomerang. Il peut alors reconnaître la grandeur de l'obstacle, sa forme et la distance à laquelle il se trouve (système analogue à notre oreille humaine). Ce système sensible d'émission et de perception des ultrasons est appelé l'écholocation.

Le système sonar et le LFAS Le sonar est un appareil analogue au système d'écholocation des cétacés: il envoie des ondes sonores et lorsque celles-ci rencontrent un obstacle, elles reviennent à leur point de départ. Le sonar permet de détecter des sous-marins ennemis.
Le système LFAS a été mis au point par les Américains. Le problème majeur est qu'il fonctionne à une très grande puissance. Aussi, imaginez un peu qu'une personne ou un appareil vous crie indéfiniment dans les oreilles. C'est bien évidemment une chose insupportable, cela risque même de vous percer les tympans.
Le système LF AS est tellement puissant qu'il risque souvent de perturber le système d'écholocation des cétacés, de provoquer des hémorragies cérébrales: baleines et dauphins s'échouent et meurent.

C'est pourquoi nous vous invitons à signer cette pétition.


CLÔTUREE Lettre de pétition

Cette pétition est disponible au format PDF et en différentes langues : français, anglais, allemand, italien et espagnol.

Veuillez la dater et la signer avant l'envoi.


CLÔTUREE Adresses

Veuillez renvoyer les formulaires de cette pétition à une des deux adresses ci-dessous :


ASMS Protection des mammifères marins
Case postale 30, CH-8820 Waedenswil, Suisse
Tel: +41 (0)1 780 66 88,
Fax: +41 (0)1 780 68 08
info@asms-swiss.org
www.asms-swiss.org
La Baleine libre a. s. b. l.
Rue de la Schock, 27
6717 Nobressart (Belgique)
Tél. : +32 (0)63 / 22 73 10
baleine-libre@swing.be
http:\\users.swing.be\baleine_libre

  ATTAQUE LÉTALE (1) CAUSÉE PAR LA BRUIT DANS LE MONDE DES OCÉANS (2)

Bruxelles, Wàdenswill, 13 octobre 2002

Le bruit peut tuer les cétacés et toutes autres créatures dans les océans. Aujourd'hui, une délégation de l'ESCO (Coalition Européenne pour les Océans Silencieux), deux experts scientifiques ainsi que plusieurs représentants du Parlement de l'Union Européenne ont remis à l'OTAN une pétition contre la pollution par le bruit causée par les systèmes de sonar utilisés e. a. par la Navy. La pétition est signée par 85.000 citoyens concernés. Dans une deuxième pétition, 28 organisations canadiennes et des États-Unis (7.5 millions de membres) et 40 organisations européennes (500.000 membres) appellent aussi à une action urgente. Le bruit sous l'eau trouve ses origines entre autres dans le bruit des moteurs des bateaux, de l'exploration du pétrole et du gaz, des tests sismiques et - plus récemment - des sonars " basse fréquence " de l'armée. Les bateaux de guerre envoient dans la mer des sons avec des niveaux de plus de 240 dB c'est-à-dire plus bruyant qu'un jet. Les vagues sonores se dispersent plus rapidement sous l'eau que dans l'air et sont renvoyées par de plus gros objets. C'est de cette manière que des bateaux étrangers peuvent être détectés.

Les Forces Navales, particulièrement celles de l'OTAN et des États-Unis, ne veulent pas renoncer à utiliser dorénavant des systèmes de sonar. Afin de traquer à longue distance les sous-marins ennemis silencieux, les forces militaires projettent d'envoyer à l'avenir de manière permanente des signaux très sonores à très basse fréquence dans 75% des océans du monde. Les conséquences seront dramatiques car les baleines et les dauphins s'orientent grâce à un système de sonar naturel qui peut être gravement perturbé par le bruit d'un sonar artificiel. Dès lors, les cétacés souffrent de stress, perdent le sens de l'orientation et peuvent en arriver à s'échouer.

Durant ces dernières années, à travers le monde, des échouages de baleines ayant lieu en même temps que des expériences avec des sonars ont été enregistrés avec une fréquence alarmante.

L'US Navy reconnaît explicitement la cause à effet dans une étude sur les raisons d'échouages de cétacés aux Bahamas en mars 2000 mais commente sans vergogne : "… la sécurité des États-Unis passe avant la conservation des cétacés ".

En agissant ainsi et si l'impact désastreux des systèmes LFAS sur les cétacés est confirmé , le gouvernement américain viole les lois internationales.. C'est en tout cas la conclusion à laquelle aboutit Alexander von Ziegler- expert en législation maritime et conférencier privé en droit commercial international à l'université de Zurich/Suisse - dans un rapport réalisé à la demande de PASMS, l'agence Suisse de protection des mammifères marins la plus célèbre.

Dans cette étude, A. Ziegler énumère sept conventions internationales qui ont été ignorées. Le juriste insiste aussi sur le fait qu'à la lumière des connaissances déjà disponibles, l'utilisation du système " sonar " de la Navy constitue une violation évidente du Principe de Précaution, lequel principe est reconnu comme contraignant, entre autres par l'Union Européenne.

La pétition ECSO demande que l'OTAN et le gouvernement américain se soumettent aux lois des Nations Unies concernant la mer ainsi qu'aux autres conventions en la matière. De plus, une commission devrait être créée et un rapport global indépendant sur l'environnement concernant l'impact du bruit assourdissant du LFAS sur la vie en mer devrait être produit. Tant que pareil rapport n'est pas connu et examiné, on ne devrait plus employer le LFAS : c'est ce que demande - avec prudence et sagesse - le Président de l'ASMS Sigrid Lueber quand il commente : " Il n'y a pas encore assez d'informations et de connaissances sûres sur les effets à long terme du bruit du sonar sur notre environnement ".

Cette requête est supportée par un appel collectif de 28 organisations d'Amérique du Nord qui représentent 7.5 millions de membres et 40 organisations Européennes représentant 50.000 membres (déjà citées ci-avant).

Informations complémentaires :
Sigrid Lueber, ASMS (Protection Suisse des Mammifères Marins)
Oberdorfstrasse 16, Posfach 30, CH-8820 Wâdenswil - Switserland
GSM +41-79-475 26 87, téléphone +41-1-780 66 88, fax +41-1-780 68 08
www.silentoceans.org - www.asms-swiss.org

(1) qui entraîne la mort
(2) Ed Lueber, ASMS/ECSO


  INFORMATIONS DE FOND (3)

Depuis notre visite au Parlement Européen l'été dernier, de nouvelles informations voire preuves indiquent que les effets des sonars actifs de haute intensité (y compris les LFAS) sur la vie marine sont plus importants que rapporté précédemment.

Mise à jour du sonar actif à haute intensité (2003)
La marine des États-Unis et d'autres marines projettent de mettre en service dans 75% des océans du monde des sonars d'une haute intensité qui peuvent être mortels, y compris le LFAS. Ce système n'a jamais été testé officiellement à des niveaux d'exposition au-delà de niveaux de 155 dB, ce qui est environ le millionième de l'intensité du niveau de la source proposée au final. De récentes révélations indiquent que les risques de dégâts causés par le LFAS sont bien plus étendus et beaucoup plus sérieux que ce qu'on supposait jusqu'à ce jour. Les preuves corroborant les impacts nocifs sur les mammifères marins (y compris le nombre croissant d'échouages massifs) exposés à des niveaux bien en dessous du seuil critique supposé des 180 dB et les risques sérieux que le LFAS fait encourir aux poissons et aux plongeurs n'ont été révélés que seulement au cours de l'année écoulée. Selon l'US Navy, à partir de 120 dB, les signaux sonores provenant du LFAS peuvent déjà provoquer un comportement d'évitement des baleines jusqu'à 1.111 km du vaisseau émetteur et cela dans toutes les directions.

Mammifères marins
Des rapports d'autopsie montrent que les blessures causées par ces sonars ont provoqué des échouages de baleines et leur mort, notamment aux Bahamas (en 2000) et aux Îles Canaries (en 2002). En pratique, les sonars semblent avoir fait des ravages dans le cheptel de baleines à bec dans son ensemble. Plus récemment, on a découvert d'autres incidents d'échouages de baleines ou des décès qui coïncident avec des exercices navals comme par exemple : Vieques, en 1998 et 2002 ; Madeira, en 2000 ; les Îles Vierges d'Amérique, en 1999 ; la Grèce en 1996 ; les Îles Canaries en 1985, 1986, 1988, 1989 et la Côte Nord-Ouest des États-Unis en 2003. Alors que l'effet sur les mammifères marins est plus important que pensé précédemment, l'étendue du problème n'était pas connue puisqu'à la fois les sonars à basse et moyenne fréquence et les canons pour la recherche sismique ont été impliqués. De plus, tous les animaux sérieusement blessés ne s'échouent pas : certains meurent en mer, coulent et ne sont habituellement jamais découverts.

Poissons
Les impacts négatifs du LFAS s'étendent au-delà des mammifères marins. Des études non incluses dans celle de la Navy sur l'impact du LFAS sur l'environnement indiquent que des sons de basse fréquence, incluant le sonar à basse fréquence, peuvent blesser et tuer une large variété de poissons à des intensités bien en dessous du niveau des 180 dB admis par la Navy comme étant le seuil de nocivité potentielle. Une étude mise sur pied pour la British Defense Research Agency mentionne que des poissons exposés à des sons de mêmes fréquence et durée que le signal du LFAS à des niveaux supérieurs à 160 dB souffrent de blessures internes, d'hémorragies oculaires, de dommages auditifs et " de mortalité ". Par exemple, 57 % de truites brunes sont mortes après une exposition à des niveaux inférieurs à 170 dB. Une étude de l'Institute of Marine Research (Norvège) montre que le tonnage de haddock et de cabillaud a chuté de 45-70% sur un espace de 2000 miles carrés, là où des canons à air à basse fréquence ont été utilisés. La quantité de prises n'a pas augmenté après 5 jours de surveillance successifs à l'arrêt des tirs desdits canons. Une étude de McCawley indique que les dommages causés aux oreilles des poissons peuvent commencer dès 160 dB avec des expositions plus courtes que le signal LFAS. En conclusion, le LFAS est une menace sérieuse pour le stock de poissons déjà réduit à travers les océans du monde.

Plongeurs
Les impacts des sonars actifs sur les plongeurs sont aussi plus sévères que présenté précédemment. La possibilité de comportements de panique des plongeurs amateurs non prévenus qui sont exposés au LFAS a été reconnue par les médecins de la Navy comme un sérieux problème. Les tests LFAS de la Navy sur leur propre personnel averti indiquent qu'on pouvait s'attendre à un comportement potentiellement négatif lors d'expositions bien en dessous de 145 dB. L'exposition au LFAS peut faire courir des risques aux plongeurs amateurs qui se trouvent à des centaines de miles de la source du LFAS.

L'efficacité du LFAS est mise en question
Finalement, l'efficacité du LFAS dans l'accomplissement de sa mission principale de détection de sous-marins silencieux dans des eaux peu profondes et limitées n'a pas été démontrée et est mise en question dans un rapport du GAO (US Congressional General Accounting Office). Les recherches du Département de la Défense américain concordent avec les découvertes du GAO. Enfin, des experts font remarquer qu'existent déjà des systèmes efficaces et sûrs pour la détection en eaux profondes et ouvertes et contestent dès lors l'utilisation du LFAS dans lesdites conditions.

Conclusion
Une Cour fédérale américaine a reconnu en août 2003 les dangers du sonar LFAS et a publié un arrêt concernant l'utilisation de ce sonar en temps de paix. Cet arrêt a été conçu pour réduire le risque couru par les mammifères marins et les espèces en danger en proscrivant l'emploi du sonar dans les espaces qui sont particulièrement riches en vie marine. Ce qui est sûr, c'est que l'utilisation de la technologie du sonar actif se développe rapidement. Les systèmes à basse fréquence sont en train de se développer sur les navires américains et australiens et ceux de certains États membres de l'Union Européenne comme la France, l'Allemagne, la Grande Bretagne et les Pays-Bas. Un nombre d'autres systèmes, y compris les systèmes de moyenne fréquence qui ont été impliqués dans plusieurs échouages de masse, a été déployé, testé ou reconditionné pour l'utilisation en eaux côtières qui constituent un habitat critique pour les mammifères marins et pour d'autres formes de vie océaniques. Nous sommes sérieusement concernés par les impacts nocifs environnementaux cumulés que tous ces systèmes, opérant indépendamment, pourraient irrémédiablement engendrer.


Références :
Engas, A., Lokkeborg, S., Ona E. and Soldai, A.V. 1993. Effects of seismics shooting on local abundance and catch rates.
McCauley, R.D., J. Fewtrell, A.J. Duncan, C. Jenner, M-N. Jenner, J.D. Penrose, R.I.T. Prince, A. Adhitya, J. Murdoch, K. McCabe 2000. Marine seismic surveys : analysis and propagation of air-gun signais : and effects of air-gun exposure on humpback whales, sea turtles, fishes and squid. Report prepared fo' Australian Petroleum production Exploration Association by Curtin University of Technology (R99-15).
Turnpenny, A.W.H., Thatcher, K.P. and Nedwell, J.R. 1994. The effects on fish and other marine animals of high-level underwater sound. Report prepared for UK Defence Research Agency. (FRRI 27/94).
Préparé par : Marsha L. Green PhD - Ocean Mammal Institute. www.oceaninammaiinst.org, mlgreen|j}pacifier.com.

(3) Ed Lueber, ASMS/ECSO


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