Nos amis félins semblent bien être responsables de la contamination de mammifères marins via leurs déjections.
Les chats sont en effet les hôtes réguliers de Toxoplasma gondii , un parasite responsable de la toxoplasmose (1). C'est ce protozoaire - ou tout au moins les anticorps dirigés contre lui - que des chercheurs britanniques ont recherché chez des mammifères marins … et trouvé !
Pas moins de 8 des 101 échantillons sanguins analysés ont montré l'existence du toxoplasme dans le sang du cétacé. Un marsouin commun sur 70 était infecté ainsi que 6 dauphins communs sur 21 et le seul rorqual à bosse étudié. Rien n'est encore démontré sur le mode de transmission du parasite mais l'hypothèse d'une contamination par les fèces tient la route.
Une étude californienne a précédemment montré que des loutres de mer étaient les victimes d'une telle contamination, ce qui a d'ailleurs amené la promulgation, dans cet état, d'une loi interdisant le rejet des déjections félines dans les toilettes.
Sur la côte est du Canada, une étude menée entre 1995 et 1997 sur les phoques du Groenland, gris, communs et à capuchon a mis en évidence la présence du parasite chez toutes les espèces, à l'exception du phoque du Groenland.
D'après Baleines en direct du 06/09/07
(1) Lorsque la toxoplasmose se déclenche pour la première fois chez un individu, elle n'est pas remarquée dans près de 80% des cas : il n'y a pas de poussée de fièvre, des ganglions cervicaux sont perceptibles pendant une semaine environ.
Dans un peu moins de 20% des cas, la maladie prend une forme dite subaiguë, après une incubation de quelques jours débouchant sur des adénopathies cervicales, une fièvre prolongée à 38 °C, une fatigue intense (asthénie). Le taux des monocytes augmente, et la maladie est très comparable dans ses manifestations cliniques à une mononucléose infectieuse. La guérison est relativement lente.
Enfin, dans de rares cas, surtout chez les immunodéprimés et les personnes atteintes du sida, la maladie prend une forme dite aiguë, avec de la fièvre. Elle peut alors provoquer divers types de lésions : oculaires (choriorétinite), cardiaques, pulmonaires, voire entraîner des symptômes neurologiques.
Source : Wikipedia.
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