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Nos observations du cachalot en Méditerranée
Par Jean Moïs et Chloé Webster
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Classification |
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- Nom scientifique : Physeter macrocephalus (Linné, 1758)
Le nom vient du grec :
physeter : tourbillon
makros : grand
kephalé : tête.
Sperm whale en Angleterre
Pottwal en Allemagne
Potvis en Hollande et en Flandres
Kashalot, Bolshoi plevum en Russie
Capidoglio en Italie
Cachalote en Espagne et au Portugal
Makko kujira au Japon
Cachalot en Belgique, France, Québec.
Il est aussi appelé
Grand Cachalot, Physétère ou Grand Souffleur.
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En Belgique |
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| Le Cachalot est encore dans toutes les mémoires belges depuis que, pendant la nuit du 17 au 18 novembre 1994, quatre exemplaires se sont échoués sur nos côtes, à Koksijde.
Plus de 300 000 personnes se rendirent sur place pour observer les dépouilles ... et faire fructifier le commerce local. Il faut savoir, en effet, que les autorités communales limitèrent fortement le travail de recherche des scientifiques venus sur place afin d'avoir des animaux " présentables " aux heures d'affluence. Ils firent éliminer les cadavres aussi rapidement que possible, une fois le week-end passé !
Cet échouage eut les honneurs des presses écrite, parlée et télévisée. De nombreux articles suivirent parmi lesquels ceux de ROLIS (1995) et DEWAELE (1995). On peut y lire que les animaux souffraient de nombreuses lésions internes (tube digestif haut particulièrement et otite pour un animal) et cutanées. Leur masse était inférieure à la normale (environ 30 tonnes au lieu de 40) et la teneur en lipides des tissus hépatiques et musculaires était réduite. Les animaux étaient tous fortement intoxiqués par des métaux lourds (méthyl-mercure et cadmium en particulier) et des organochlorés. Ces intoxications pourraient être à la base d'un affaiblissement du système immunitaire et la source indirecte du développement des maladies virales constatées.
Une fois de plus, des signaux clairs et alarmants pour l'état sanitaire de nos mers et océans, pour la qualité des poissons que nous ne mangeons pas assez, dit-on ! Des vœux pieux de nos dirigeants … et puis, plus rien. Comme d'habitude, pourrait-on dire ...
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Description |
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Le Cachalot est le plus grand des Odontocètes. Sa taille peut atteindre 15 à 18 mètres chez les mâles contre 10 à 12 pour les femelles. La masse moyenne des mâles est de 36 à 40 tonnes alors que les femelles ne dépassent pas une vingtaine de tonnes. Le dimorphisme sexuel est donc très marqué au niveau de la taille des animaux.
Le jeune pèse près d'une tonne à la naissance pour une taille de 4 mètres.
Le Cachalot se caractérise par une tête énorme, disproportionnée, équivalente à 1/3 de la longueur du corps ! Elle est carrée, aplatie sur le plan vertical, et renferme le spermaceti (cf. la physiologie) aux étonnantes propriétés. Sur son côté gauche, l'évent unique donne un aspect asymétrique caractéristique.
La mâchoire inférieure est petite, en forme de Y et porte de 36 à 58 dents coniques, toutes identiques. La mâchoire supérieure est dépourvue de dents apparentes. Les proies ne sont pas mâchées mais avalées entières.
Les nageoires pectorales sont courtes et tronquées. La dorsale est absente en tant que telle. Elle est remplacée par une bosse triangulaire suivie de plusieurs bosses (2 à 6) plus petites. La nageoire caudale est large, triangulaire et présente une encoche médiane.
La livrée est variable, oscillant entre brun clair et gris foncé. Les flancs et la partie ventrale vont en s'éclaircissant légèrement. Le corps présente de profondes rides en arrière de la nageoire pectorale.
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Alimentation |
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Le cachalot est essentiellement un teuthophage, c'est-à-dire qu'il se nourrit à plus de 80 % de calmars, même si des poissons, des langoustes ou des méduses viennent régulièrement agrémenter son menu.
Selon DAWBIN (1989), le céphalopode (Architeuthis sp.) le plus grand jamais découvert dans un estomac de cachalot avait une longueur de 19,5 m. L'Architeuthis est le plus grand calmar connu actuellement. Seul le Cachalot a pu rapporter aux chercheurs des échantillons de grande taille, les traces des ventouses sur la peau du prédateur laissant augurer de l'existence de calmars beaucoup plus grands encore.

La ration quotidienne d'un Cachalot adulte avoisine la tonne de proies de toutes tailles.
Selon des études récentes, on pense que le Cachalot étourdit ses proies à l'aide de son sonar afin de les capturer plus aisément.
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Physiologie |
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| La physiologie de la respiration a déjà été traitée précédemment ainsi qu'une particularité marquante du Cachalot, sa technique de plongée (WEBSTER, 1997). En effet, rappelons que l'énorme tête de l'animal contient une masse de spermaceti pouvant atteindre 5 tonnes, l'organe entier atteignant les 16 T. Cette substance reçut son nom du fait qu'elle fut confondue avec le sperme de l'animal. Utilisée surtout comme lubrifiant, elle peut actuellement être remplacée même dans ses usages les plus spéciaux par diverses huiles naturelles d'origine végétale comme le jojoba (Greenpeace, 1990).
FONTAINE (1988) détaille parfaitement le fonctionnement de cet organe de plongée exceptionnel. Nous y renvoyons ceux qui souhaitent un complément d'information à l'article de WEBSTER déjà cité.
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Vocalises - Relations sociales |
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| Le Cachalot est capable d'émettre de nombreux sons puissants dans des fréquences comprises entre 200 Hz et 14 KHz. Les clics émis sont caractéristiques des individus dont ils constituent en quelque sorte une signature. Leur rôle est à la fois celui d'un sonar servant à repérer des proies, d'un assommoir (cf. alimentation) et d'un instrument de communication entre individus différents.
Ce langage a permis au Cachalot de développer une vie sociale importante. Les individus sont souvent observés en groupes de taille variable : les déplacements se font en groupes de 10 à 50 individus et comprennent femelles et jeunes accompagnés d'un mâle ; les mâles célibataires se regroupent en troupeaux d'une vingtaine d'individus alors que les " harems " peuvent être formés de quatre-vingts animaux. Un cas exceptionnel, cité dans toute la littérature, un millier d'individus étalés sur une vingtaine de kilomètres.
Ce comportement social est assorti d'une grande solidarité. Le mâle peut charger l'intrépide nageur qui tente l'approche d'une mère et de son jeune !
Les vieux mâles se déplacent en solitaires.
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Identification en mer |
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| Vu de loin, en pleine mer, " un souffle est un souffle " pour le commun des mortels ! C'est ce que l'on pense lorsque l'on se retrouve pour la première fois confronté à une détermination de " baleine " sur le terrain.
Et pourtant les guides (CARWARDINE M., 1995 ; SYLVESTRE J. P. 1989 ; … ) considèrent la détermination du Cachalot comme étant chose très aisée !
Effectivement, dès que les conditions d'observation deviennent satisfaisantes, il est facile de voir que le souffle n'est pas vertical : éjecté avec force par l'unique narine gauche, il monte à 45°. Sa hauteur fluctue entre 2 et 5 mètres. C'est probablement LE critère de terrain, fiable et irréfutable.
Lorsque l'on s'approche de l'animal, une chose remarquable est sa petite nageoire dorsale. Une petite bosse sombre à la surface de l'eau, la bouée noire comme nous l'appelions familièrement pendant Baleines 97. De plus près, on peut ensuite observer son énorme tête carrée, sa peau ridée, et constater que le souffle est dirigé latéralement.

Au moment de la sonde, le Cachalot fait partie de ces animaux prisés par les photographes : il montre généralement son immense queue échancrée totalement émergée (voir photos).
Selon la littérature, l'animal peut sauter hors de l'eau, comme le font les Rorquals à bosse, par exemple. Nous n'avons cependant pas observé ce comportement lors de nos contacts en 1997.
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Observations et répartition |
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| Le Cachalot est très largement distribué. Il se trouve préférentiellement le long des canyons sous-marins des bords du plateau continental. En été, les individus se rapprochent des pôles mais les mâles se déplacent plus, les femelles ne dépassant que rarement 45° N ou 42° S.
Sa population serait de 450 à 500 000 individus répartis inégalement entre les deux hémisphères : 350 000 au Sud et 150 000 au Nord dont 22 000 dans l'Atlantique Nord. Tous les auteurs insistent cependant sur le peu de fiabilité de ces valeurs. Aucune estimation précise de la population méditerranéenne n'a été trouvée. DUGUY et al. (1983) parlent d'observations rares et parfois anciennes dans le bassin oriental alors que l'espèce serait relativement fréquente… au large des côtes françaises de la mer ligurienne. Une diminution en nombre et en densité est également signalée. BEAUBRUN (1995) est en accord avec ces observations. Il met particulièrement en cause l'usage des filets dérivants comme cause de mortalité importante. Il signale l'animal comme souvent isolé en Méditerranée, bien que pouvant former des groupes de 2 à 5 individus.
Selon SIFAOUI (1996), les meilleurs endroits pour l'observation des Cachalots sont les îles Açores et les Canaries. Elle signale la possibilité d'observer ces animaux lors de stages en Méditerranée. DUMONT et MARION (1997) considèrent que les Açores constituent un bon site d'observation. Ils conseillent aussi Kaikoura en Nouvelle-Zélande. Certainement très intéressant et superbe, ce site nous semble moins accessible à nous autres, européens.
Nous nous permettrons d'ajouter, bien humblement, que les stages organisés par La Baleine libre ne sont pas sans intérêt non plus !
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Classification |
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| Le travail de terrain s’est déroulé sur base de l’amélioration d’une méthodologie déjà éprouvée en 1995 (MOÏS, 1996) couplée à une importante expérience de terrain, principalement au sein du M.I.C.S. (WEBSTER, à paraître).
L’observation s’est déroulée au départ d’un catamaran de 37 pieds, le Lotus bleu, sur lequel s’étaient embarqués les participants au projet.
L’organisation de quarts d’observation permettait d’avoir en permanence deux ou, le plus souvent, trois observateurs en activité sur le pont. En cas de recherche intense, pendant une sonde par exemple, quatre observateurs se partageaient les quatre quadrants, les surnuméraires doublant l’effort d’observation dans les directions privilégiées. Nous avons ainsi pu, à plusieurs reprises, noter avec certitude le souffle de sortie de sonde d’un animal.
Au long de la journée, une feuille "d'effort Log" était complétée . Celle-ci comprenait la position G.P.S. du bateau prise toutes les 30 minutes ainsi que toute observation jugée intéressante : en pratique, tous les Cétacés ainsi que les Puffins cendrés et Yelkouan (Calonectris diomedea et Puffinus puffinus yelkouan). Les puffins ont été notés car la majorité des livres consultés laissent apparaître une conjonction dans l’observation de certains cétacés et des puffins.
En ce qui concerne les dauphins (sensu lato), nous notions la position G.P.S., le nombre minimum d'individus et, lorsque cela s’avérait possible, la structure du groupe.
Rorquals communs et Cachalots ont bénéficié d’une étude plus approfondie. L’un d’entre nous (Jean) utilisait un enregistreur à cassette sur lequel il enregistrait des TOP correspondant à chaque début de souffle de l’animal observé. Toute observation complémentaire jugée utile, des précisions horaires ainsi que des discussions avec d’autres membres de l’équipe étaient également mises sur bande. Le chronométrage des TOP doit permettre l’étude des séquences respiratoires.
Le second cétologue (Chloë) prenait des clichés destinés à une photo-identification ultérieure ainsi que des notes manuscrites centrées sur le comportement des animaux : temps et position G.P.S. en début et en fin de sonde, direction et vitesse de déplacement, présence d’éléments perturbateurs potentiels (avions, autres bateaux, ferries, …), comportement au sein du groupe.
Les autres membres du groupe assistaient les deux cétologues.
Au cours du séjour, une parfaite complémentarité entre les deux cétologues s’est développée. Pour des raisons évidentes de fiabilité et de comparabilité des résultats, nous n’avons cependant jamais permuté nos rôles respectifs.
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Localisation des observations |
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| En résumé :
Le 9 juillet, l’unique animal a été repéré à 13H50 à la position 43° 39’ 61 N et 08° 20’ 47 E. Le dernier contact a lieu à 15H41 par 43° 41’ 93 N et 08° 20’ 48 E. Le 10 juillet, les contacts avec au moins 5 individus s’étalent de 07H53, par 43° 34’ 35 N et 07° 29’ 28 E, à 16H12 par 43 ° 33’ 50 N et 07° 12’ 20 E. Finalement, le 24 juillet, l’observation devra être écourtée pour des raisons techniques. Elle débutera à 11H38 par 43° 22’ 98 N et 07° 10’ 94 E.
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Les comportements |
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Le comportement le plus notable pour les passagers que nous étions fut, le 10 juillet, lorsque le Cachalot que nous tentions d’approcher se mit à suivre notre catamaran, penché sur le côté, une nageoire et un côté de la queue sortant de l’eau. Il devait manifestement nous étudier.

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L'étude des souffles |
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Lors des observations de Cachalots, nous avons généralement bénéficié d'un temps calme (vent de 1 à 2 Beaufort) et ensoleillé.
Comme lors de notre travail effectué en 1995 (MOÏS J., 1996), par convention, nous considérons comme temps de souffle ou de sonde
(aussi appelés familièrement souffle ou sonde), le temps séparant les débuts de deux expirations successives.
Différenciation souffle - sonde
Si la séparation entre souffle et sonde est loin d'être nette chez le Rorqual commun (voir MOÏS J., 1996), le Cachalot présente des caractéristiques respiratoires beaucoup plus tranchées.
Nous avons traité statistiquement les 718 temps de souffle inférieurs à 40 secondes (groupés en classes de 1 seconde). En effet, seuls quatre temps sont légèrement supérieurs à ceux-ci (59, 62, 104 et 366 secondes), alors que les souffles suivants sont espacés de plus de 20 minutes (entre 21.10 et 55.17 minutes). Ils représentent manifestement des temps liés à des sondes. Précisons ici que les temps de sonde les plus courts ont été notés alors que nous étions en présence simultanément de plusieurs individus. Une étude par photo-identification tente actuellement de déterminer l'identité des différents souffleurs et, par conséquent, les véritables temps de sonde.
Les souffles
Ces 718 temps présentent les caractéristiques suivantes, arrondies au 1/10° de seconde :
mode : 11.0 secondes
médiane : 11.6 secondes
moyenne : 12.4 secondes
écart-type : 4.0 secondes
Si nous regardons
les graphiques 1 et 2, nous constatons aisément ce groupement des données quasi parfait. Les valeurs supérieures à une vingtaine de secondes semblent assez aléatoires et une étude ultérieure devrait nous permettre de voir s'il s'agit de modifications naturelles, spontanées, ou de perturbations (bateau, ... ?).
En effet, le graphique 3 montre que, en présence d'un élément perturbateur (bateau approchant à grande vitesse), le Cachalot réagit en espaçant ses souffles, un peu comme s'il cherchait à ne pas trahir sa présence. Nous avons pu constater que cet espacement des souffles ne s'accompagne pas d'une plongée. L'animal restait en contact visuel permanent.
Si nous prenons en considération des séquences de souffles réguliers
(graphique 4 et graphique 5), nous observons les faits suivants :
- au sortir d'une sonde, l'animal effectue des souffles rapprochés, il hyperventile ;
- l'espacement entre les expirations successives va ensuite en s'espaçant;
- le rythme des souffles n'atteint jamais une régularité très grande mais la tendance à l'augmentation est cependant constante ;
- le dernier souffle avant la sonde est d'une durée inférieure aux précédents.
Dans un prochain article, nous comparerons les rythmes respiratoires du Cachalot et du Rorqual commun tels qu'observés par nous en mer Méditerranée.
Les sondes
Comme dit plus haut, il ne nous est pas actuellement possible d'identifier tous les animaux sortant de sonde avec certitude. La majorité des données proviennent du 10 juillet, journée au cours de laquelle un minimum de 5 Cachalots différents furent présents sur le même site d'observation. Nous ne ferons donc pas d'étude statistique des sondes.
Le premier animal rencontré isolé, le 9 juillet, avait un temps de sonde approximatif de 45 minutes, chaque sonde étant entrecoupée de 37 à 40 souffles. Si on accepte la règle des baleiniers (citée dans DUGUY, 1982 et FONTAINE, 1988) qui dit que, pour chaque pied (30 cm) de longueur, le Cachalot respire une fois et sonde 1 minute, on peut penser que cet animal devait mesurer entre 13 et 15 mètres. Nous le considérions subjectivement comme plus grand que notre catamaran de 12 mètres sans possibilité d'apporter une vérification plus précise de la règle.
Le 10 juillet, les temps de sonde notés fluctuent entre 21.10 et 55.17 minutes.
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Précautions |
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| Il est certain que le présent travail doit être considéré comme une base de discussion et non comme une oeuvre finale.
Nous sommes bien conscients du peu de données sur lesquelles nous avons travaillé et sur la fragilité de nos conclusions. Il nous a cependant paru utile de les publier dès à présent tant pour susciter des échanges et des critiques constructives que pour donner des pistes à d’autres.
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Remerciements |
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| Le présent travail a été rendu possible grâce à l’amicale collaboration de tous les participants au voyage Baleine 97. Nous tenons à les remercier pour leur aide bienveillante et la grande compréhension dont ils firent preuve face à nos exigences de travail.
Un merci particulier à Stéphan ANDRÉ, étudiant à l’Ecole de Recherche Graphique à Bruxelles et participant à Baleine 97, qui nous offre à nouveau de splendides illustrations originales.
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Bibliographie |
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BEAUBRUN P.C. 1995 : Atlas préliminaire de distribution des cétacés de Méditerranée. Musée océanographique. Monaco. 87 pages.
CARWARDINE M. 1995. Baleines, Dauphins et Marsouins. Bordas, Paris : 256 pages.
DAWBIN W.H. 1989. Les Cachalots. 67 in : HARRISON R. et BRYDEN M.M. : Baleines, dauphins et marsouins. Bordas, Paris. 239 pages.
DEWAELE P . 1995. Chronique d'une mort controversée. Veterinaria 1 : 33 - 37.
DUGUY R. et ROBINEAU D. 1982. Guide des mammifères marins d'Europe. Delachaux et Niestlé, Neufchâtel : 200 pages.
DUGUY R. et al 1983. Répartition et fréquence des mammifères marins en Méditerranée. in Rapports et procès-verbaux des réunions de la commission internationale pour l'exploration scientifique de la mer Méditerranée. Vol. 28 fascicule 5 : 223 - 230.
DUMONT J.M. et MARION R. 1997. Cap sur les Baleines. Nathan, Paris : 128 pages.
EVANS P.G.H. 1987. The Natural History of Whales & Dolphins. Academic Press, London. 343 pages.
FONTAINE P.H. 1988. Biologie et écologie des Baleines de l'Atlantique Nord. Sylvio Thibeault, Québec : 185 pages.
GREENPEACE. 1990. Dossier Cétacés. Revue Greenpeace, 2 : 4 - 30.
MOÏS J. 1996. Projet " Baleines 95 ". PROBIO Revue 19, 1-2 : 123-135.
MOÏS J. et WEBSTER Ch. 1997 " Baleines 97 " : Une réussite au-delà de toutes nos espérances ! Le Grand Souffle 1, 3 : 6-7.
ROLIS A. 1995. Quatre Cachalots s'échouent sur nos plages. L'écho des savants - Jeunesses scientifiques de Belgique, 256 : 3-7.
SIFAOUI B. 1996. Le livre des dauphins et des baleines. Albin Michel, Paris. 239 pages.
SYLVESTRE J.P. 1989. Baleines et Cachalots. Delachaux et Niestlé, Neufchâtel : 135 pages.
WEBSTER Ch.. 1997. Respiration et sonde. Le Grand Souffle 1, 3 : 2-4. |
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