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| Echouages sur la côte belge |
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Que faire lors de l'échouage de mammifères et d'oiseaux marins sur la côte belge ? |
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Par Marie-Noëlle GIGOT
Des oiseaux et mammifères marins échouent fréquemment sur nos plages belges. La plupart arrivent chez nous malades, voire meurent. Le sauvetage de ces animaux suscite auprès du public un vif intérêt tant pour des raisons écologiques que des raisons éthiques. Ce sont surtout les cétacés qui attirent l'attention des médias, bien plus que les oiseaux.
La présence d'oiseaux et de mammifères marins morts ou vivants, échoués sur nos plages, révèle l'état de santé de la mer du Nord. En effet, les polluants déversés par l'homme en mer sont absorbés par le plancton. Ce plancton est mangé par des animaux qui eux-mêmes sont consommés par des oiseaux et cétacés. Ainsi, cette pollution arrive dans leur organisme à des doses de plus en plus concentrées. Les milliers d'oiseaux huilés témoignent silencieusement des nombreuses vidanges illégales. Aujourd'hui, l'analyse des cadavres échoués permet donc de déterminer l'évolution de la pollution marine.
Un réseau d'intervention, dans lequel travaillent des instances officielles, des chercheurs scientifiques et des volontaires, a voulu réagir efficacement face à l'ampleur de ces échouages. Le B.M.M., service fédéral de la gestion de l'environnement marin, s'occupe, à l'intérieur de ce réseau, de la coordination des travaux scientifiques.
Bien sûr, ces instances compétentes ne peuvent être constamment présentes sur nos plages, ports et en mer. C'est pourquoi, les découvertes et observations relevées par chacun d'entre nous constituent un maillon important dans ce réseau d'intervention.
Vous trouverez donc ci-après un résumé de ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire lorsque vous rencontrez un oiseau ou mammifère marin échoué.
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Que faut-il faire lors d'échouage d'oiseaux marins encore vivants ? |
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Bien souvent il s'agit d'oiseaux affaiblis, blessés ou enduits d'huile. Attrapez-le doucement et conduisez-le dans un centre de revalidation. En effet, la prudence est requise car certains d'entre eux peuvent porter des bactéries susceptibles de contaminer l'homme.
Il est déconseillé de nettoyer soi-même un oiseau pollué par de l'huile. Les centres de revalidation disposent d'un stock de détergents adéquats et bénéficient d'une longue expérience dans le nettoyage et le soin d'oiseaux. Si vous êtes dans l'impossibilité d'amener vous-même ces oiseaux dans un centre d'accueil, contactez alors ce centre ou le B.M.M. d'Ostende (1) ou le K.B.I.N. (2). N'oubliez pas de les informer sur les circonstances exactes de votre trouvaille : lieu, heure, marée haute ou basse, force et direction du vent.
(1) B.M.M. : Beheerseenheid Mathematisch Model Noordzee en Schelde-estuarium Oostende,
3è et 23è Linieregimentsplein, 8400 Oostende, tél. 059 / 70.01.31, fax : 059 / 70.49.35
(2) K.B.I.N. : Koninklijk Belgisch Instituut voor Natuurwetenschappen,
Vautierstraat 29, 1040 Brussel, tél. : 02 / 627.42.11, fax : 02 / 646.44.33
N.D.L.R. : normalement, ces services vous offrent un accueil bilingue.
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Que faut-il faire lors d'échouage d'oiseaux marins morts ? |
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Les vidanges d'huile en mer du Nord, une des routes maritimes les plus fréquentées, sont la cause principale de mortalité ; elles font chaque année au moins 10.000 victimes.
Surtout ne ramassez pas les oiseaux morts et si vous en voyez plus de dix sur un kilomètre, avertissez le K.B.I.N. ou le B.M.M.
C'est surtout en hiver que nous pouvons observer le phénomène. Au contact de l'huile ou du pétrole, le plumage perd son pouvoir isolateur. L'animal résiste moins bien au froid, flotte difficilement et par conséquent s'affaiblit. Laissez les cadavres d'oiseaux sur la plage car, dans le cadre de la recherche scientifique, les animaux morts sont comptés pour estimer l'impact de la pollution. C'est aussi une manière de contrôler le respect des lois environnementales et de suivre l'évolution du nombre de vidanges illégales.
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L'échouage des mammifères marins |
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L'échouage des mammifères marins sur la côte belge est un phénomène relativement rare, bien que ces dernières années nous ayons connu quelques cas spectaculaires, un cachalot en 1989 et un en 1994, un rorqual en 1997.
L'échouage est le seul moyen d'analyse scientifique dont disposent nos chercheurs puisque la Belgique a choisi de ne pas étudier les mammifères marins dans leur environnement. L'étude de ces cadavres apporte non seulement des éléments nouveaux sur les dangers qui menacent les cétacés mais aussi la santé de nos mers et océans. D'importants taux de matières toxiques sont retrouvés dans les organes.
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Que faut-il faire lors de l'échouage d'un phoque vivant ? |
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Jadis la côte belge et le delta zélandais formé par l'Escaut constituaient un environnement naturel pour les phoques. Aujourd'hui nous pouvons parfois observer un animal errant dans le port ou sur l'Escaut ou venant se reposer sur la plage.
S'il ne montre aucun comportement anormal, laissez-le tranquille mais transmettez toutes les informations utiles au B.M.M. ou au K.B.I.N. Mais si le phoque se comporte de façon anormale, s'il est blessé ou s'il s'agit d'un jeune, soyez très prudents : leurs morsures peuvent être très méchantes. Avertissez immédiatement le B.M.M. ou le K.B.I.N. et attendez leur arrivée. Ceux-ci à leur tour informeront un vétérinaire ou un centre d'accueil. Depuis le printemps 1998, Blankenberge a ouvert le Sea-Life Center pour recueillir les phoques.

L'autopsie proprement dite d'un animal est précédée
d'une prise de mesures complète et standardisée.
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Que faut-il faire lors de l'échouage d'un marsouin ou d'un dauphin vivant ? |
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Dans la majorité des cas, ces animaux, épuisés par la maladie ou la privation, n'ont plus la force d'éviter la côte ; ils échouent sur nos plages et meurent. Si l'animal est encore vivant, avertissez le plus vite possible le service compétent et donnez une indication quant à la grandeur de l'animal. Le B.M.M. dispose d'un matériel d'intervention adéquat, notamment des bacs de transport spéciaux de différentes tailles, et d'une valise spéciale de première intervention.
La meilleure façon d'estimer si un petit cétacé vit encore est de contrôler sa respiration, toutes les 15 à 30 secondes. Mais veillez à respecter les consignes suivantes :
- éviter de se tenir trop près ; en effet, il n'est pas rare qu'un dauphin blesse d'un puissant coup de queue les personnes qui se trouvent autour de lui ;
- bien se laver après avoir touché l'animal ; les cétacés sont souvent porteurs d'organismes qui peuvent provoquer des maladies graves ;
- garder vos distances et tenir vos chiens à l'écart ; ces animaux sont très sensibles au stress ; ne pas tirer l'animal sur la plage ; veillez plutôt à ce que ses évents restent au-dessus de l'eau, à ce que l'animal soit toujours sur son ventre, de préférence sur un sol humide et doux ;
- refroidir l'animal ; de par leur mode de vie, ces animaux ont développé une grosse couche de graisse. Une fois hors de l'eau, ils attrapent vite chaud et leur peau commence à se dessécher rapidement. Humidifiez constamment l'animal en évitant son évent. S'il s'agit d'un grand cétacé, vous pouvez carrément couvrir son corps de serviettes humides ; ainsi, par beau temps, vous le protégerez des rayons directs du soleil. Par contre, par temps froid, si l'animal est jeune ou très maigre, protégez-le du vent ;
- éventuellement, par mer calme, remettre à l'eau un petit cétacé et le soutenir jusqu'à l'arrivée des instances responsables ;
- attendre patiemment l'arrivée des secours.
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Que faut-il faire lors de l'échouage d'un phoque, d'un marsouin ou d'un dauphin mort ? |
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- avertir immédiatement la police, le B.M.M. ou le K.B.I.N. ; surtout ne pas toucher l'animal ; un réel danger de contamination par bactéries existe ;
- un représentant de l'instance communale compétente doit rester près de l'animal jusqu'à l'arrivée des responsables du B.M.M. ou K.B.I.N. En effet, des collectionneurs de squelettes ou des touristes sont tentés d'emporter quelques morceaux comme par exemple de la peau, des dents ou des parasites .

La graisse dermique d'un marsouin a une épaisseur normale de 3 cm
Ici, il reste moins de 1cm !
Dans le cas d'un décès, les spécialistes doivent rapidement examiner l'animal ou le congeler pour une autopsie ultérieure. Celle-ci permettra d'identifier la cause de la mort : vieillesse le plus souvent, maladie, noyade dans un filet de pêche mais aussi pollution. En effet, cette dernière affecte le système immunitaire de l'animal. Des échantillons de différents tissus sont alors prélevés pour analyser la présence de matériaux toxiques comme les métaux lourds, pesticides et PCB.
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Que faut-il faire lors de l'échouage d'une baleine ? |
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Le sauvetage de ce géant de la mer est la plupart du temps impossible et l'animal est souvent appelé à mourir. Mais un tel mammifère marin n'échoue pas par hasard, naturellement. La maladie, les blessures, les erreurs de navigation, la poursuite, la chasse d'une proie et l'assistance d'espèces apparentées en difficulté en sont les principales causes.
Lors d'un échouage de baleine, avertissez immédiatement la police, le B.M.M. ou le K.B.I.N. Si vous rencontrez un cadavre en mer, prévenez les services responsables de la sécurité en mer et ensuite le B.M.M. ou le K.B.I.N. Un cétacé d'une grande taille flottant sur l'eau peut en effet constituer un réel danger pour la navigation.
NB : Les personnes, qui ont averti les autorités compétentes lors l'échouage d'un cétacé mort ou vivant, celles qui ont ramené un oiseau marin vivant dans un centre de revalidation, peuvent être tenues au courant de la situation de l'animal.
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