Appelé "whale watching" par les anglophones, le tourisme baleinier est un sujet de discussions passionnées dans le monde des cétologues protecteurs.
En effet, cette activité trop souvent purement récréativo-touristique est grandement dérangeante pour les mammifères marins occupés à leur nutrition ou à leur reproduction. Des codes d'éthiques destinés à développer un comportement respectueux des cétacés existent souvent mais ils sont tout aussi fréquemment bafoués par certains opérateurs touristiques peu scrupuleux.
Une prise de position purement opposée à cette pratique semble donc devoir s'imposer.
Malheureusement, ce n'est pas si simple.
Il nous semble effectivement que les mammifères marins retirent également de cette activité d'énormes bénéfices : toute personne un tant soit peu sensée ayant observé des "baleines" en devient une protectrice souvent acharnée, elle s'ouvre à la problématique de la destruction du milieu marin et, même si le changement sera très très lent, elle va peut-être accepter de développer un comportement respectueux de son environnement. Certaines excursions sont également bien faites, permettant aux participants de mieux appréhender la vie marine et sa fragilité.
Une autre raison, même si ce n'est la meilleure, est que le tourisme baleinier génère des milliards de dollars de bénéfices de par le monde et qu'il est utopique de vouloir le faire disparaître.
Alors, plutôt que de jouer les "Don Quichotte" et de poursuivre une campagne de suppression perdue d'avance, nous préférons avoir un comportement constructif et, surtout, veiller à ce qu'il soit moins destructif pour les cétacés.
Nous avons choisi de vous présenter les avis des membres de La Baleine libre concernant les manières d'agir de divers opérateurs rencontrés. A votre tour, choisissez bien vos "croisières aux baleines", tenez compte de nos remarques et, surtout, ne faites JAMAIS pression sur un capitaine pour qu'il enfreigne un code d'éthique.
Nous commencerons par la présentation successives des codes d'éthiques canadiens du Saint-Laurent et de la Baie de Fundy. Ensuite, afin de faciliter vos recherches, nous grouperons les avis par zone d'observation.
N. B. : Ces textes sont extraits de notre revue trimestrielle Le Grand Souffle (LGS). |