Bannière Baleine Libre

DOSSIERS : TOURISME BALEINIER


1 Tourisme baleinier changements sur le Saint-Laurent
Par Jean Moïs

Préambule

Nous avons déjà longuement parlé précédemment du tourisme baleinier. S'il n'est pas sans inconvénients pour les animaux, et de loin, nous avons toujours considéré qu'il était susceptible d'apporter beaucoup aux mammifères marins en termes de sensibilisation de l'opinion publique. De plus, l'apport financier, non négligeable, du tourisme remplace avantageusement celui de la chasse. Une gestion touristique à long terme devrait ainsi obligatoirement passer par une gestion plus respectueuse des populations animales cibles.
Le tourisme le plus respectueux reste cependant celui fait depuis le littoral (voir LGS 5, 2 pages 18-20).

Avertissement

Nos tentatives d'informations se heurtent à la vitesse des changements. C'est ainsi qu'en 2000, nous avions testé avec grande satisfaction et donc recommandé " Les croisières Julien "à Percé (Pce Québec). Passant dans cette même région en 2001, j'ai pu constater que le personnel de bord n'avait manifestement reçu cette année aucune formation et n'apportait qu'une information insignifiante aux passagers. En une saison, la compagnie a ainsi perdu son " label de qualité " !
D'autre part, dans la même région, j'ai pu embarquer avec les " Croisières Baie de Gaspé ". A bord de leur navire , le Narval III, la publicité annonce un guide-interprète professionnel. La jeune fille remplissant ce travail fournissait une grande quantité d'informations mais y mêlait des erreurs du type : les fanons sont disposés sur les deux mâchoires en sens opposés ... Comme je lui faisais gentiment remarquer cela, elle m'a répondu que " c'était une simplification pour que les gens comprennent " ! ! !
Une découverte très positive, par contre, à Percé : les sorties avec la compagnie " Observation littoral " sont de première qualité tant au niveau de l'information que des techniques d'approche, les plus respectueuses vues au Québec en cette année 2001 (et depuis longtemps !).

Le parc marin

Dans notre numéro 3, 1 (pages 8-9), nous vous présentions le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Il y existait alors un code d'éthique basé sur un comportement volontaire et, malheureusement, celui-ci était peu respecté ... surtout lorsque le bateau de Parc Canada était absent !
C'est ainsi que Parc Canada a maintenant adopté un règlement contraignant visant à encadrer toutes les activités se déroulant en mer, dans les 1138 km2 du parc marin. Le voici présenté ci-après.

Port de Tadoussac

Les activités d'observation en mer sont soumises à l'obtention d'un permis. Le nombre de bateaux pouvant obtenir un permis est limité à 59, soit le nombre existant en 1998-99. D'autres permis existent pour des activités particulières comme pour les scientifiques.
Dans l'ensemble du parc, la vitesse maximale de déplacement est de 25 noeuds. L'approche du béluga est interdite en toutes circonstances, le pilote devant garder une distance minimale de 400 m par rapport à ces animaux. En présence d'autres mammifères marins, la distance à respecter est de 200 m sauf pour les détenteurs d'un permis qui peuvent approcher à 100 m. Cependant, dans un rayon de 400 m autour des animaux, tout changement de vitesse et de direction à répétition est interdit. Lorsqu'un bateau avec permis est en observation, la vitesse maximale est réduite à 10 noeuds dans un rayon de 1 mille nautique. Dans cette même zone, peuvent se trouver 4 navires maximum pendant une heure au plus.
Plongée et natation sont interdits à moins de 400 m d'un béluga et à moins de 200 m d'un autre cétacé. Les avions doivent survoler le parc a une altitude minimale de 2000 pieds, soit 610 m. Il est formellement interdit d'amerrir ou de décoller de la surface de l'eau dans le parc.

Schéma du règlement

Extrait du LGS volume 6, n°3


Flèche vers le haut

Hit-Parade

Envoyez un courriel au Webmestre avec vos questions ou commentaires au sujet de ce site web.

Copyright © La Baleine libre asbl